Ironman Malaysia

Report de mon aventure malaisienne et de ma première expérience sur la distance reine.
Deux parties, simple as that !
La course.
      La course s’annonçait chaude : on aura eu droit à la journée la plus chaude de la semaine, et en cadeau ce samedi 14 novembre, pas un nuage à l’horizon et un magnifique ciel étoilé pour l’avant course.
      La natation s’effectue en deux boucles dans une eau à environ 30 degrés. Je prends un bon départ, et me retrouve en 4 ème position du groupe de tête dans les pieds de Romain Guillaume. Le deuxième tour, je navigue confortablement entre la 4 et la 7 ème place du groupe, en étant assez attentif  car nous doublons pas mal d’Age groupe qui sont eux dans leur premier tour.
      Après une transition rondement menée, je me retrouve bien placé dans le groupe, Romain a déjà pris la poudre d’escampette comme convenu dans le plan de course initial de son entraîneur ;).
En ce qui me concerne, mon plan de course initial tombe à l’eau au bout de 7 km avec une crevaison de la roue avant. Sans paniquer, fort de mes enseignements de Master et des répétitions précédentes, je déclenche ma cellule de crise mais mon plan de continuité d’activité s’avère des plus foireux !
Mon pit stop ni fait rien, j’ai 5 bon gros trous dans mon boyau et impossible d’avoir une pression convenable. Je décide de rouler jusqu’au premier ravito où doit se trouver une assistance mécanique, mais rien. Je décide de retourner sur la jante à T1 où là aussi il doit y avoir une assistance mécanique, mais toujours rien. Je croise la légende Cameron Brown qui avait fait la natation pour un relais et qui m’aide dans ma mésaventure, on tente de regonfler, mais rien n’y fait. Finalement l’assistance mécanique arrive mais il ne dispose que de chambre à air et de pneu. Là je commence vraiment à penser que ma journée va s’arrêter.
Finalement au bout d’une longue attente, je peux récupérer la roue d’une fille pro qui n’a pas fini la natation. Echange standard, Mavic 80 pour Mavic 80 et en vélo Simone. Je pars dans les derniers du parc et j’essaye de me remettre dans le rythme rapidement. Quitte à être au bout de la planète, autant essayer d’apprendre le plus possible !
     Je double pas mal de monde et je roule à un bon rythme le premier tour, j’aurai de bons passages à vide sur le second dû je pense au fait d’avoir complètement oublié de m’alimenter et de boire pendant ma longue attente à T1.
Le parcours propose des parties accidentées et des parties assez roulantes et rapides. Il y a cependant 1500 m de d+ avec aucune bosse de plus de 1 km, donc vraiment exigeant pour l’organisme. De plus, il fait chaud, mais vraiment chaud.
     Je finis le vélo bien en croix avec un sacré mal d’estomac et je me vois déjà marcher tout le marathon.
     Le premier km est assez difficile mais je retrouve rapidement un bon rythme. Je retrouve Romain Guillaume qui a un tour d’avance et qui souffre pas mal de sa longue saison, je marche un peu avec lui pour discuter carte pokémon puis je repars pour faire mon propre marathon.
Pour faire simple le marathon consiste en 2 aller retour plus un aller. Les ¾ de chaque tour se font le long d’un aéroport. Il n’y a pas l’ombre d’une ombre, il fait environ 35 degrés et 85% d’humidité, un régal.
Je cours 25 km en compagnie de Steeve Osborne qui a un tour d’avance et qui fera le meilleur temps marathon du jour, on s’aide mutuellement, il me lâche à tous les ravitos car je m’arrête à chaque fois pour me refroidir, et je reviens à chaque fois sur lui entre les ravitos, je croise et j’encourage le touriste suisse Mike Aigroz, colocataire du séjour, et qui est en train de faire  le festival devant.
     Ensuite, au 25ème km, mon compagnon de route anglais me laisse seul car il en a fini de sa journée. Je prends une bonne claque au moral et s’en suivra un long chemin de croix ou je me bats juste pour ne pas marcher entre les ravitos.
     Le chrono et la place sont anecdotiques, mais je suis content et fier d’avoir terminé mon premier IM dans ces conditions pour ce qui fut une journée riche d’enseignements sur moi même et la distance.
 De l’avis de tous, c’est l’IM le plus compliqué du circuit, j’ose espérer que le prochain se passera mieux.
Le trip.
     Et oui il n’y a pas de course sans voyage, sans découverte, sans rencontre. Bien que la composante principale de ma motivation dans mon sport reste la recherche de performance, l’aspect découverte reste primordial car il amène son lot d’expériences et d’apprentissages.
     Alors l’ile de Langkawi est une ile d’environ 100 000 habitants,  elle a un climat tropical, sa végétation est donc pour le moins luxuriante, l’eau y est chaude, les plages y sont belles (vous aurez le choix entre 2 ou trois grandes plages de sable blanc et quelques petites plages paradisiaque un peu plus difficile d’accès).
Il y a pas mal de zones où les singes sont présents en grand nombre et où la présence de l’homme ne semble pas les inquiéter outre mesure.
      Niveau hébergement. Si vous louez des appartement ou des maisons, il ne faut pas vous attendre à des trucs ultra clean, c’est la jungle et vos collocs seront des insectes et reptiles en tout genre avoisinant souvent la taille de dinosaure. A cette période de l’année, c’est la saison creuse donc si vous attendez le dernier moment vous pouvez trouver des offres qui valent vraiment le coup dans des hôtels vraiment top.
      En ce qui concerne les victuailles, les restos sont nickels (personne à ma connaissance n’est tombé malade). La nourriture y est bonne et variée. Et vous vous en tirerez avec le ventre plein pour environ 5 euros.
      Pour ambiance, là, on est bon. La communauté de l’ile est assez impliqué dans le triathlon, les enfants avec le sourire jusqu’aux oreilles vous feront oublier un peu la douleur sur le vélo.
      L’after party vaut son pesant d’improbabilités, le banquet est pas mal et une fois que les locaux se sont chauffés pour faire péter le karaoké, vous pouvez être sûr de passer une sacré soirée, avec même en primes un début de soulèvement populaire partant de la revendication « we want an over song » à « we want beer » à la quasi révolution « we want free beer » !!
     Coté contender, je logeais avec Mike « the champ » Aigroz avec qui j’ai refait le monde pendant une semaine, il m’aura sacrément aidé dans l’approche de la course car j’en menais vraiment pas large. Toujours dans le partage et dans la désacralisation de l’épreuve.
« Alors tu as peur ? »
« Putain oh que oui et toi ? »
« bah oui, surement plus que toi car je sais ce qui m’attends »
Félicitation à lui pour cette victoire
      Ma copine en voyage en Asie nous à rejoint la veille de la course avec une amie à elle et elle a été d’une aide plus que précieuse sur le marathon.
       Et une fois la course passée on aura tous simplement bien profité et on en à même eu un peu marre du soleil tellement il cogne.
Voilà voilà le récap de l’enfer sous les tropiques.
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2 réflexions au sujet de « Ironman Malaysia »

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